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votre code postal SVP?

Samedi dernier je me suis rendue dans un magazin B.T pour y acheter deux nouveaux oreillers.

Acte annodin s’il en est.

Que je croyais.

A la caisse on m’a demandé mon code postal, mon nom, mon prénom, mon adresse…emoticone

(et on m’a édité 4 factures pour 2 oreillers emoticone emoticone)

 

 

 

 

 

 

Un peu soufflée …je les ai donnés…emoticone

 

 

Fichée, je suis fichée…

 

 

MAIS j’ai réfléchi à un plan d’attaque pour la prochaine fois, et je vous le fait partager ici, on ne sait jamais ça peut faire des petits!emoticoneemoticone

 

 

 

 

Donc, arrivée à la caisse de chez B.T ou F.Y , lorsqu’on me demandera mon code postal et mon adresse, je choisirai entre ces 3 adresses,selon l’humeur du jour:

 

 

 

1) un peu fatiguée, pas envie de discutailler:

 

  »9, avenue des consommateurs libres. »emoticone

 

Normalement la caissière me regardera d’un air surpris, voire interrogatif, et j’assenerai:

« consommateur avec deux « M »"….

 

Dans le doute, on devrait me laisser tranquille….

 

 

2) D’humeur frétillante, prête à parlementer…..Je donnerai… l’adresse même du magasin!

 

Quand la caissière me le fera remarquer, je dirai d’un air candide (important l’air candide):

 

« oooooh! ça alors! c’est la mienne aussi!!!! »

 

 

Et je n’en démordrai pas, une sourire pate dentifrice sur le visage…. emoticone

 

 

 

3) en super forme, prête à TOUT:

 

 

« je suis SDF! »Sourire

 

 

Marche encore mieux, à mon avis ,aprés l’achat d’un gros électroménager ,ou d’un lit,ou d’un canapé…

 

Selon l’auditoire (si il y a du monde, si la caissière appelle le responsable…), je n’hésiterai pas à rajouter:

 

« vous pouvez noter que je suis également homosexuelle, écologiste, handicapée, juive et alcoolique: à ficher les gens, au moins FAITES LE BIEN!!! »emoticone

 

 

Le tout sans jamais me départir de mon sourire ,de ma bonne humeur et d’une exquise politesse…(la caissière n’y est pour rien, hein…)emoticone

 

 

J’ai presque hate d’y êtreemoticone

 

mon lion préféré

La pub date un peu, je n’utilise pas la marque mais ce lion je l’adore emoticone

 

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ne fermons pas les yeux

Chers amis , trouvez en pièce jointe l’hallucinant récit de l’agression que j’ai subie cet été par des CRS sur la place du palais des papes à Avignon. Malheureusement ce n’est pas de la fiction mais une très mauvaise tragédie qui se déroule quotidiennement en toute impunité dans de nombreuses villes de France. Je vous écrit cela non pas pour me lamenter sur mon sort mais pour dénoncer, car le plus souvent ceux qui subissent ses violences n’ont pas le courage ou les moyens de se défendre. Etant un homme de théâtre attaqué sur ce lieu mythique qu’est Avignon. Je décide de tenter de résister à ma façon. Notre arme ce sont les mots, ceux qui nous restent pour résister à l’imbécilité et à la violence ambiante. Ne vous gènez pas pour faire circuler ce témoignage. Je vous tiendrais au courant des suites de cette affaire. Je suis convoqué devant le tribunal pour incitation à l’émeute, outrage à agents et violence . C’est du Kafka. Recevez mes meilleures salutations. Amitié Patrick Mohr Je m’appelle Patrick Mohr. Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève. Je suis acteur, metteur en scène et auteur. A Genève je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, je co-dirige le théâtre de la Parfumerie et m’occupe également du festival « De bouche à oreille. Dans le cadre de mes activités artistiques, je viens régulièrement au festival d’Avignon pour y découvrir des spectacles du « in » et du « off ». Notre compagnie s’y est d’ailleurs produite à trois reprises. Cette année, je suis arrivé dans la région depuis le 10 juillet et j’ai assisté à de nombreux spectacles. Le Lundi 21 juillet, je sors avec mon amie, ma fille et trois de ses camarades d’une représentation d’une pièce très dure sur la guerre en ex-Yougoslavie et nous prenons le frais à l’ombre du Palais des Papes, en assistant avec plaisir à un spectacle donné par un couple d’acrobates. A la fin de leur numéro, je m’avance pour mettre une pièce dans leur chapeau lorsque j’entends le son d’un Djembé (tambour africain) derrière moi. Etant passionné par la culture africaine. (J’y ai monté plusieurs spectacles et ai eu l’occasion d’y faire des tournées.) Je m’apprête à écouter les musiciens. Le percussionniste est rejoint par un joueur de Kamele Ngoni. (Sorte de contrebasse surtout utilisée par les chasseurs en Afrique de l’Ouest.) A peine commencent-ils à jouer qu’un groupe de C.R.S se dirige vers eux pour les interrompre et contrôler leur identité. Contrarié, je me décide à intervenir. Ayant déjà subit des violences policières dans le même type de circonstances il y a une vingtaine d’année à Paris, je me suis adressé à eux avec calme et politesse. Le souvenir de ma précédente mésaventure bien en tête. Mais je me suis dit que j’étais plus âgé, que l’on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une démocratie et que j’avais le droit de m’exprimer face à ce qui me semblait une injustice. J’aborde donc un des C.R.S et lui demande : « Pourquoi contrôler vous ces artistes en particulier et pas tous ceux qui se trouvent sur la place? » Réponse immédiate. « Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regardes! « Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude discriminatoire. » Regard incrédule. « Tes papiers ! » « Je ne les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la voiture. » « Mets-lui les menottes ! » « Mais vous n’avez pas le droit de… » Ces mots semblent avoir mis le feu aux poudres. « Tu vas voir si on n’a pas le droit.» Et brusquement la scène a dérapé. Ils se sont jetés sur moi avec une sauvagerie inouïe. Mon amie, ma fille, ses camarades et les curieux qui assistaient à la scène ont reculé choqués alors qu’ils me projetaient au sol, me plaquaient la tête contre les pavés, me tiraient de toutes leurs forces les bras en arrière comme un poulet désarticulé et m’enfilaient des menottes. Les bras dans le dos, ils m’ont relevé et m’ont jeté en avant en me retenant par la chaîne. La menotte gauche m’a tordu le poignet et a pénétré profondément mes chairs. J’ai hurlé : « Vous n’avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! » « Tu vas voir ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le ventre ! Sur le dos je te dis, plus vite, arrête de gémir ! » Et ils me frottent la tête contre les pavés me tordent et me frappent, me traînent, me re-plaquent à terre. La foule horrifiée s’écarte sur notre passage. Mon amie essaie de me venir en aide et se fait violemment repousser. Des gens s’indignent, sifflent, mais personne n’ose interrompre cette interpellation d’une violence inouïe. Je suis traîné au sol et malmené jusqu’à leur fourgonnette qui se trouve à la place de l’horloge 500 m. plus bas. Là. Ils me jettent dans le véhicule, je tente de m’asseoir et le plus grand de mes agresseurs (je ne peux pas les appeler autrement), me donne un coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre, il me plaque un pied sur les côtes et l’autre sur la cheville il appuie de tout son poids contre une barre de fer. « S’il vous plait, n’appuyez pas comme ça, vous me coupez la circulation. » « C’est pour ma sécurité. » Et toute leur compagnie de rire de ce bon mot. Jusqu’au commissariat de St Roch Le trajet est court mais il me semble interminable. Tout mon corps est meurtri, j’ai l’impression d’avoir le poignet brisé, les épaules démises, je mange la poussière. On m’extrait du fourgon toujours avec autant de délicatesse. Je vous passe les détails de l’interrogatoire que j’ai subi dans un état lamentable. Je me souviens seulement du maquillage bleu sur les paupières de la femme qui posait les questions. « Vous êtes de quelle nationalité ? » « Suisse. » « Vous êtes un sacré fouteur de merde » « Vous n’avez pas le droit de m’insulter » « C’est pas une insulte, la merde » (Petit rire.) C’est fou comme la mémoire fonctionne bien quand on subit de pareilles agressions. Toutes les paroles, tout les détails de cette arrestation et de ma garde à vue resterons gravés à vie dans mes souvenirs, comme la douleur des coups subits dans ma chair. Je remarque que l’on me vouvoie depuis que je ne suis plus entre les griffes des CRS. Mais la violence physique a seulement fait place au mépris et à une forme d’inhumanité plus sournoise. Je demande que l’on m’ôte les menottes qui m’ont douloureusement entaillé les poignets et que l’on appelle un docteur. On me dit de cesser de pleurnicher et que j’aurais mieux fait de réfléchir avant de faire un scandale. Je tente de protester, on me coupe immédiatement la parole. Je comprends qu’ici on ne peut pas s’exprimer librement. Ils font volontairement traîner avant de m’enlever les menottes. Font semblant de ne pas trouver les clés. Je ne sens plus ma main droite. Fouille intégrale. On me retire ce que j’ai, bref inventaire, le tout est mis dans une petite boîte. « Enlevez vos vêtements ! » J’ai tellement mal que je n’y arrive presque pas. « Dépêchez-vous, on n’a pas que ça à faire. La boucle d’oreille ! » J’essaye de l’ôter sans y parvenir. « Je ne l’ai pas enlevée depuis des années. Elle n’a plus de fermoir. » « Ma patience à des limites vous vous débrouillez pour l’enlever, c’est tout ! » Je force en tirant sur le lob de l’oreille, la boucle lâche. « Baissez la culotte ! » Je m’exécute. Après la fouille ils m’amènent dans une petite cellule de garde à vue. 4m de long par 2m de large. Une petite couchette beige vissée au mur. Les parois sont taguées, grattées par les inscriptions griffonnées à la hâte par les détenus de passage. Au briquet ou gravé avec les ongles dans le crépis. Momo de Monclar, Ibrahim, Rachid…… chacun laisse sa marque . L’attente commence. Pas d’eau, pas de nourriture. Je réclame en vain de la glace pour faire désenfler mon bras. Les murs et le sol sont souillés de tâches de sang, d’urine et d’excréments. Un méchant néon est allumé en permanence. Le temps s’étire. Rien ici qui permette de distinguer le jour de la nuit. La douleur lancinante m’empêche de dormir. J’ai l’impression d’avoir le cœur qui pulse dans ma main. D’ailleurs alors que j’écris ces lignes une semaine plus tard, je ne parviens toujours pas à dormir normalement. J’écris tout cela en détails, non pas pour me lamenter sur mon sort. Je suis malheureusement bien conscient que ce qui m’est arrivé est tristement banal, que plusieurs fois par jours et par nuits dans chaque ville de France des dizaines de personnes subissent des traitements bien pires que ce que j’ai enduré. Je sais aussi que si j’étais noir ou arabe je me serais fait cogner avec encore moins de retenue. C’est pour cela que j’écris et porte plainte. Car j’estime que dans la police française et dans les CRS en particulier il existe de dangereux individus qui sous le couvert de l’uniforme laissent libre cour à leurs plus bas instincts. (Evidement il y a aussi des arrestations justifiées, et la police ne fait pas que des interventions abusives. Mais je parle des dérapages qui me semblent beaucoup trop fréquents.) Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d’un service public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un état de droit. J’ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu’un de profondément non violent, par conviction, ce type de mésaventure me renforce encore dans mes convictions, mais si je ne disposais pas des outils pour analyser la situation je pourrais aisément basculer dans la violence et l’envie de vengeance. Je suis persuadé que ce type d’action de la police nationale visant à instaurer la peur ne fait qu’augmenter l’insécurité en France et stimuler la suspicion et la haine d’une partie de la population (Des jeunes en particulier.) face à la Police. En polarisant ainsi la population on crée une tension perpétuelle extrêmement perverse. Comme je suis un homme de culture et de communication je réponds à cette violence avec mes armes. L’écriture et la parole. Durant les 16h qu’a duré ma détention. (Avec les nouvelles lois, on aurait même pu me garder 48h en garde à vue.) Je n’ai vu dans les cellules que des gens d’origine africaine et des gitans. Nous étions tous traité avec un mépris hallucinant. Un exemple, mon voisin de cellule avait besoin d’aller aux toilettes. Il appelait sans relâche depuis près d’une demi heure, personne ne venait. Il c’est mit à taper contre la porte pour se faire entendre, personne. Il cognait de plus en plus fort, finalement un gardien exaspéré surgit. »Qu’est ce qu’il y a ? » « J’ai besoin d’aller aux chiottes. » « Y a une coupure d’eau. » Mais j’ai besoin. » « Y a pas d’eau dans tout le commissariat, alors tu te la coince pigé. » Mon voisin qui n’est pas seul dans sa cellule continue de se plaindre, disant qu’il est malade, qu’il va faire ses besoins dans la cellule. « Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-shirt. » Les coups redoublent. Une voix féminine lance d’un air moqueur. « Vas-y avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de moins. » Eclats de rire dans le couloir comme si elle avait fait une bonne plaisanterie. Après une nuit blanche vers 9h du matin on vient me chercher pour prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil, avec un petit écriteau, comme dans les films. La dame qui s’occupe de cela est la première personne qui me parle avec humanité et un peu de compassion depuis le début de ce cauchemar. « Hee bien, ils vous ont pas raté. C’est les CRS, ha bien sur. Faut dire qu’on a aussi des sacrés cas sociaux chez nous. Mais ils sont pas tous comme ça. » J’aimerais la croire. Un officier vient me chercher pour que je dépose ma version des faits et me faire connaître celle de ceux qui m’ont interpellé. J’apprends que je suis poursuivi pour : outrage, incitation à l’émeute et violence envers des dépositaires de l’autorité publique. C’est vraiment le comble. Je les aurais soi disant agressés verbalement et physiquement. Comment ces fonctionnaires assermentés peuvent ils mentir aussi éhontement ? Je raconte ma version des faits à l’officier. Je sens que sans vouloir l’admettre devant moi, il se rend compte qu’ils ont commis une gaffe. Ma déposition est transmise au procureur et vers midi je suis finalement libéré. J’erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je marche péniblement. Un mistral à décorner les bœufs souffle sur la ville. Je trouve un avocat qui me dit d’aller tout de suite à l’hôpital faire un constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs. Dans la salle d’attente, je lis un journal qui m’apprend que le gouvernement veut supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois dans l’éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch j’ai pu lire qu’il allait être rénové pour 19 millions d’Euros. Les budgets de la sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et l’éducation. Pas de commentaires. Je n’écris pas ces lignes pour me faire mousser, mais pour clamer mon indignation face à un système qui tolère ce type de violence. Sans doute suis-je naïf de m’indigner. La plupart des Français auxquels j’ai raconté cette histoire ne semblaient pas du tout surpris, et avaient connaissance de nombreuses anecdotes du genre. Cela me semble d’autant plus choquant. Ma naïveté, je la revendique, comme je revendique le droit de m’indigner face à l’injustice. Même si cela peut paraître de petites injustices. C’est la somme de nos petits silences et de nos petites lâchetés qui peut conduire à une démission collective et en dernier recours aux pires systèmes totalitaires. (Nous n’en sommes bien évidement heureusement pas encore là.) Depuis ma sortie, nous sommes retournés sur la place de papes et nous avons réussi à trouver une douzaine de témoins qui ont accepté d’écrire leur version des faits qui corroborent tous ce que j’ai dis. Ils certifient tous que je n’ai proféré aucunes insultes ni n’ai commis aucune violence. Les témoignages soulignent l’incroyable brutalité de l’intervention des CRS et la totale disproportion de leur réaction face à mon intervention. J’ai essayé de retrouver des images des faits, mais malheureusement les caméras qui surveillent la place sont gérées par la police et, comme par hasard elles sont en panne depuis début juillet. Il y avait des centaines de personnes sur la place qui auraient pu témoigner, mais le temps de sortir de garde à vue, de me faire soigner et de récupérer suffisamment d’énergie pour pouvoir tenter de les retrouver. Je n’ai pu en rassembler qu’une douzaine. J’espère toujours que peut être quelqu’un ait photographié ou même filmé la scène et que je parvienne à récupérer ces images qui prouveraient de manière définitive ce qui c’est passé. Après 5 jours soudain, un monsieur africain m’a abordé, c’était l’un des musiciens qui avait été interpellé. Il était tout content de me retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se sentait mal de n’avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier d’être intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris par mon intervention et m’a dit qu’il habitait Grenoble, qu’il avait 3 enfants et qu’il était français. Qu’il viendrait témoigner pour moi. Qu’il s’appelait Moussa Sanou. « Sanou , c’est un nom de l’ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo-Dioulasso ? » « Oui. » Nous nous sommes sourit et je l’ai salué dans sa langue en Dioula. Il se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de nouvelles de l’auteur Mozambicain Mia Couto s’appellera « Chaque homme est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se nomme justement Sanou. Coïncidence ? Je ne crois pas. Je suis content d’avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas encore. La pièce commence par ce dialogue prémonitoire. Quand on lui demanda de quelle race il était, il répondit : « Ma race c’est moi. » Invité à s’expliquer il ajouta « Ma race c’est celui que je suis. Toute personne est à elle seule une humanité. Chaque homme est une race, monsieur le policier. » Patrick Mohr 28 juillet 2008

 

 

 

et voici la « suite » (mais pas la fin):

 

 

 

 

Chers amis, J’avais juste envoyé mon témoignage à mon fichier personnel pour que vous sachiez ce qui m’est arrivé cet été et vous l’avez diffusé à votre tour, ce qui a fait boule de neige. Maintenant je veux vous tenir au courant de la suite de cette triste affaire d’agression par les CRS le 21 juillet dernier à 20h30 sur la Place du Palais des Papes en plein festival d’Avignon.
Mon procès aura finalement lieu le 13 octobre à 8h30 du matin au tribunal de grande instance au 2 bvd. Limbert à Avignon.
Je ne sais pas exactement à quelle heure mon cas doit être jugé, mais ce sera dans la matinée.
Je serais défendu par Maître William Bourdon.
Je suis accusé du délit d’outrage à agents et de rébellion. C’est le monde à l’envers.
Me voici contraint de me défendre, alors que je me suis fait agressé, humilié et ai été détenu dans des conditions déplorables pour avoir osé intervenir poliment dans le cadre d’un contrôle d’identité que j’estimais être discriminatoire sur des artistes Africains. On est dans la logique de la peur et de la répression.
Je passe mon temps à voir des avocats, la ligue des droits de l’homme ou des physiothérapeutes. (Je souffre toujours de douleurs aux vertèbres cervicales et dorsales et une partie de ma main droite n’a pas encore récupéré sa sensibilité suite aux lésions occasionnées par les menottes.)
Que pouvez vous y faire ?
Ceux qui se trouvent dans la région peuvent venir assister au procès.
Ceux qui connaissent des responsables politiques peuvent les sensibiliser à travers cette histoire à la possibilité de dérive des violences policières.
Ceux qui veulent m’aider à faire face aux dépenses engendrées par cette malheureuse affaire (Notamment les frais d’avocats, de transport et de citations de témoins.)
Peuvent verser une donation sur le compte postal que j’ai ouvert à cet effet CCP: 10-190329-5
N° IBAN : CH 92 0900 0000 1019 03295 SWIFT :P OSICHBE
Je m’engage à verser tout surplus éventuel à la section Suisse de la Ligue des droits de l’homme.
Actuellement cette sordide histoire me prend tout mon temps, mais je ne veux pas oublier de vivre, de créer et d’utiliser mes armes que sont le théâtre, la parole, l’image.
Pour cela je pars 2 jours après mon procès pour créer « Chaque homme est une race »
au Burkina- Faso puis au Mali. Je serais de retour à la fin de l’année à Genève.
C’est mes projets qui me tiennent debout et c’est à travers eux que je veux exorciser cette violence et la transformer sur scène afin de ne pas devenir amer et aigri.
Si vous faites circuler cette info, je vous prie de ne pas joindre mes coordonnées, ni de m’écrire sauf dans des cas de grande importance, car je ne parviens plus à faire face à l’élan de solidarité qui me réchauffe le cœur mais risque de me submerger.
Veuillez recevoir mes salutations les plus cordiales, et à la prochaine,
peut-être au tribunal, ou sur des planches plus inspirantes. Amitiés

 

 

 

Bien sur cet homme je ne le connais pas.

Bien sur il aurait pu ne pas intervenir.

Bien sur la plupart des CRS font leur travail correctement.

Bien sur aussi pendant la seconde guerre mondiale les Juifs étaient arrétés par des policiers français qui eux aussi ne faisaient qu’obéir aux ordres.

Bien sur le parralèle est facile, outrancier, grossier.

Bien sur.

Pour combien de temps encore?

à pleurer

merci à la dame oiselle ,sur le blog de qui j’ai trouvé ce texte et que j’ai décidé de relayer moi aussi…

 

 

La journée d’Enzo: la polémique

 

Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d’une grande marque. La maîtresse parle, mais il a du mal à l’entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.
La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu’elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l’intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l’a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l’a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a commencé l’école l’an dernier, à 5 ans. L’école maternelle n’est plus obligatoire, c’est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l’école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l’accueil et le goûter n’existent plus, place à la morale, à l’alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L’école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l’école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l’aider pour les devoirs, ils font trop d’heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l’école, pour aider son grand-père, qui n’a presque pas de retraite.
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n’oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu’il n’avait pas de papiers… Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.
Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l’assurance, et ses parents n’ont pas les moyens.
L’an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l’école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L’EPEP (établissements publics d’enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d’enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.
Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par cœur. Mais sa mère dit qu’il n’y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d’Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l’usine est partie là-bas. Il ne l’a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s’appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c’est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune sœur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l’école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c’était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n’est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la  journée, c’est épuisant. » Surtout qu’elle dort dans le salon chez Enzo, elle n’a pas assez d’argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l’abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d’Arc et les dix commandements par cœur. C’est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien…
Enzo se demande pourquoi il est là. Pourquoi Saïd a dû partir. Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit. Pourquoi et comment les usines s’en vont en emportant le travail. Pourquoi ils sont si nombreux en classe. Pourquoi il n’a pas une maîtresse toute l’année. Pourquoi il devra prendre le bus. Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi. Pourquoi il n’a pas de lunettes. Pourquoi il a faim.

Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Est-ce l’école que nous voulons ? Le gouvernement a-til reçu un mandat populaire pour cela ? Qu’attendons nous pour réagir ?

Auteur inconnu


histoire d’amour

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tag culinaire

Béné m’a taggé!!!

merci Béné ! surtout ce tag là vu que j’adore cuisiner!!!

 1) un aliment que je n’aime pas du tout:la viande!  

2) mes 3 aliments favoris:les pâtes,le fromage et la soupe!  

3) ma recette favorite:la tarte à l’oignon  

4) ma boisson de prédilection: l’eau! je n’aime que l’eau!

 5) le plat que je rêve de réaliser:le couscous

 6) mon meilleur souvenir culinaire: le 1° gateau que mes enfants ont réalisé avec moi!

 

et moi je tagge Kalouette, j’ai haaaate de voir ce qu’elle va répondre, ayant cru comprendre que la cuisine c’est pas son truc!!! emoticone

quand l’électroménager se rebelle

Samedi de rebellion chez les Morata…

 

Le matin maman M est dans sa cuisine, fort occupée à conconter un bon petit repas à ses oursons gourmands.

Et là, traitreusement, sans prévenir, le lave-vaisselle se vide tranquillement sur le sol de la cuisine…

Maman M mettra plus d’une heure à ecoper emoticone

Dans la foulée le four décide d’afficher obstinément un message d’erreur (ER05) ce qui ne serait rien s’il n’y avait une tarte à la tomate à faire cuire!!!

 

Maman M ne perd pas son calme, elle attend le retour de son papa M, grand réparateur devant l’éternel.emoticone

 

 

Qui, dès qu’il voit le lave vaisselle, comprend tout (c’est énervant,oui, mais dans ce genre de cas il vaut mieux se taire), maman M a  nettoyé à fond  le filtre dudit lave vaisselle et ne l’a pas correctement remis en place…Papa M replace triomphalement le filtre, met en route le lave vaisselle, qui, dompté, fait son travail irréprochablement…emoticone

 

Bon.

Ue corvée de vaisselle en moins cela redonne-un peu- le miral à maman M.

 

Reste le four, meilleur ami de maman M, cuisinière-addict…emoticone

 

Papa M s’y attaque, un peu nonchalament au gout de maman M,qui lui rappelle que le menu du soir même se compose de pizzas faites maison…

  Papa M sursaute alors violement et jure qu’il le réparera d’ici peu!emoticone

Ce qui fut fait, la panne venant d’un bouton du four, une sombre histoire d’électronique…

 

Le soir même la famille M a eu ses pizzas! emoticone

 

Maman M attendait de pied ferme la 3° panne (loi des séries oblige…), elle fut prompte à venir: la cafetière…que maman M avait nettoyé le matin même de fond en comble…

Elle n’avait pas apprécié et la pompe fut un peu longue à se remettre en route…

 

Maman M va arréter de tout nettoyer comme ça…emoticone

 

 

non-rentrée

Elle a passé l’été entre impatience et anxiété, se demandant souvent ou était sa place, plutot vers sa grande soeur tant admirée ou se tournant vers la facilité et son petit frère à qui il reste encore une année de maternelle.Je l’ai vue naviguer entre la régression la plus absolue lorsqu’elle marche à quatre pattes en me demandant de lui mettre une couche, et puis la maturité étonante qui lui fait désirer des vêtements pas encore de son age… En plein milieu de l’été elle a soufflé ses 6 bougies,et tout au long du mois d’aout je l’ai vue s’affiner, grandir, murir et puis finalement je l’ai sentie prète, l’impatience anxieuse s’est muée en la tranquille assurance de celle qui sait, de celle qui veut passer de l’autre coté de la barrière,du coté des grands,définitivement.

Ensemble nous avons longuement étudié la tenue qu’elle porterait,pour se fixer sur celle qu’elle préfère, elle a délaissé les vêtements Dora, jugés trop bébé…

Lorsque j’ai voulu la coiffer ce matin, elle a refusé les tresses qui lui vont si bien, et a voulu, à l’instar de sa soeur ainée, un joli chignon, qui a fait sursauté son père, la trouvant si grande, tout d’un coup.

Elle est parti avec son sac trop grand sur le dos, pour une école dont elle ne connait encore que le portail, portail qu’elle franchira d’un pied léger, conquérante et fière.

Non, ce matin elle n’est pas rentrée en CP, entre son frère et sa soeur partis à pied en se donnant la main, il n’y avait qu’un petit fantome, que moi seule sait voir.

Oui je pense encore à elle.

Oui je l’aime encore.

Et c’est la fillette de 6 ans que j’aime.

cherchez le chat

Il est sur le lit de Tite M,mais ou? emoticone

 

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ça bugge plus!!!

Le chaaaaaaaaaaat!!!!!!!!!!

 

 

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