Archives pour la catégorie l’absente

oublier

Aprés tant d’années,

 chercher à s’aléger,

déployer les épaules et regarder en face,

 sentir la morsure mais moins vive qu’auparavant,

 avoir parcouru suffisament de chemin pour ne même pas s’en culpabiliser,

être capable de ne rien faire sans sentir l’habituelle torsion au ventre,

se reposer,

pleurer même parfois,

 alors que si longtemps le chagrin était trop profond pour trouver le chemin des larmes,

déposer un fardeau trés aimé mais si lourd à porter,

redevenir, un peu, comme avant,

 ne pas y penser pendant plus de quelques heures,

 sentir la douceur de certains souvenirs l’emporter sur la violence d’autres,

réussir à accompagner la douleur des autres sans en être soi-même victime,

en parler sans faire dans le mélo,

ne plus compter, les ages, les tailles,les classes,

accepter ce qu’on n’aurait jamais cru acceptable,

remercier d’avoir pu en arriver là,enfin là…

 

 

 

Oublier.

 

 

 

Juste un peu.

le pyjama Dora que je n’ai pas acheté

Texte écrit le 26 février 2007

Il y a quelques semaines,je suis allée dans un magasin pour acheter une écharpe pour tite M qui avait perdu la sienne.Je lui en ai trouvée une trés rapidement, j’ai ensuite fait un petit tour dans le magasin.


Je suis tombée en arret devant un joli pyjama Dora, les jambes et les bras violet, le devant et le dos rose avec devant Dora donnant la main à Babouche, le tout avec des paillettes.
Je me suis approchée, j’ai cherché celui en taille 5 ans, je l’ai retiré du montant pour l’examiner, il était parfait pour une petite fille de 4 ans et demi,une espèce de vertige m’a pris, j’ai fermé les yeux un instant , je me suis imaginée rentrant à la maison et offrant ce pyjama à une petite fille qui serait vivante, qui sauterait de joie, qui serait si facile à contenter…

J’ai réouvert les yeux, j’ai regardé l’étiquette, le pyjama coutait 14 euros 95.

J’ai reposé le pyjama sur le montant devant les autres, je l’ai regardé encore un moment, j’étais à 14 euros 95 du bonheur…

Une vendeuse s’est approchée de moi, elle m’a dit avec animation « les pyjamas Dora sont en promotion, moins 20% profitez-en! » je lui ai sourit sans répondre, j’avais le sentiment que c’était ma vie qui était en promotion, et puis qu’est ce que je pouvais lui dire « la petite fille à qui ce pyjama ferait tant plaisir est morte »?
Je suis partie avec du plomb dans les jambes, je serrais l’écharpe violette et pailletée (c’était le jour du violet et des paillettes) qui ferait plaisir à ma fille vivante, au passage j’ai pris un lot de slips Cars , et je suis allée payer.

C’est ça le deuil ,c’est ça d’avoir perdu un enfant, c’est au détour d’un magasin que le chagrin vous rejoint, parfois il suffit d’un pyjama Dora, que l’on ne peut pas acheter.

Elle.

Elle aurait du être une brise d’été, une immense joie de fin juillet, un bébé de chaleur et de farniente,attendue, espérée,nommée.

Elle n’a finalement été qu’un souffle glacé dans un mois de mars sans pitié,une giboulée qui laisse les joues ruisselantes et les coeurs à vif.

Elle n’a fait que passer, invisible fantome qui hanta tant de nos nuits,nous laissant sans mots, sans cris, sans révolte.

Elle a existé, mais qui peut le croire?Il est plus facile aujourd’hui de croire à sa mort plutot qu’à la courte existence qui fut la sienne, dans un ventre qui n’avait sans doute rien d’acceuillant.

Elle a vécu néanmoins, venant pour un si bref, si douloureux,mais si riche passage.

Elle a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.

Elle a réalisé ce pour quoi Elle était venue, simplement nous ne cernons pas toujours ce qu’a été sa mission.

Elle l’a sans aucun doute menée à bien:nous lui faisons confiance.

Elle est aujourd’hui un souvenir, une flamme que nous aimons à rallumer, pour nous souvenir des premiers mois d’attente.

Elle a sa place, Elle est avec nous, sans Elle notre famille ne serait pas complète.

Elle aurait 5 ans et demi.

Elle est morte sans être née, il y a eu 6 ans de cela, il y a quelques semaines.

Elle est toujours là,dans nos coeurs, dans nos vies.

Elle nous a fait la grâce de ne pas se laisser oublier, de devenir un souvenir doux- amer ,plus doux qu’amer avec le temps.

Elle nous a rendu fiers, si fiers d’Elle, de nous qui avons réussi à vivre pour Elle aussi, pour être un peu à sa hauteur.

 

 

 

Elle s’appelle Louise.

une chanson pour chacun de ses enfants

Maman M invente ses tags à présent!

voici une chanson pour chacun de ses enfants,qui les représente, les décris ou leur convient…

 

pour tite M: « tu es comme ça » de Marilou et Garou

Tu es comme ça fier et libre
Tu peux partir là-bas
Mais rien ne t’éloigne jamais
De ce que tu aimes, de ce que tu aimes
Tu es comme ça coeur fidèle
Ton regard se perd parfois
Mais rien ne te fait oublier
De ce que tu aimes, de ce que tu aimes
Alors tu veux redonner, aux fleurs, au ciel, aux gens
Des couleurs qu’ils n’ont plus
Ramener la douceur un peu à ceux qu’ils l’ont perdu
Alors tu veux des musiques du temps des instants d’or pour apaiser le tiens
Quelques notes magiques un mot, un rien pour qu’ils soient bien
{au Refrain}

Alors tu veux caresser leurs coeurs, voler leurs âmes aux frissons de ta voix
Et leurs garder toujours ouverte ta maison et tes bras
Alors tu veux faire cadeau du temps, de l’éternelle, à ceux qui sont partis
Et garder ton sourire enfin pour eux à l’infini
Tu es comme ça passagère, tu peux rêver d’ailleurs,
Mais tous les chemins te ramène

{au Refrain}


pour le Rikiki:  »Mistral gagnant » de Renaud

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu’y en a
Te parler du bon temps qu’est mort ou qui r’viendra
En serrant dans ma main tes p’tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d’ pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j’étais mino
Les bonbecs fabuleux qu’on piquait chez l’ marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants

A r’marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu’y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p’tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s’ marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S’arrêter, r’partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d’antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s’en va
Te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fou
Te dire que les méchants c’est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n’est que de tes yeux
Car ils ont l’avantage d’être deux
Et entendre ton rire s’envoler aussi haut
Que s’envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
Et l’aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants

 

pour petit ange, que nous avons perdue à 5 mois de grossesse, « vole » de Céline Dion:

Vole vole petite aile
Ma douce, mon hirondelle
Va t’en loin, va t’en sereine
Qu’ici rien ne te retienne
Rejoins le ciel et l’éther
Laisse-nous laisse la terre
Quitte manteau de misère
Change d’univers

Vole vole petite sœur
Vole mon ange, ma douleur
Quitte ton corps et nous laisse
Qu’enfin ta souffrance cesse
Va rejoindre l’autre rive
Celle des fleurs et des rires
Celle que tu voulais tant
Ta vie d’enfant

Vole vole mon amour
Puisque le nôtre est trop lourd
Puisque rien ne te soulage
Vole à ton dernier voyage
Lâche tes heures épuisées
Vole, tu l’as pas volé
Deviens souffle, sois colombe
Pour t’envoler

Vole, vole petite flamme
Vole mon ange, mon âme
Quitte ta peau de misère
Va retrouver la lumière

Et enfin, pour le bébé que nous aurons peut-être un jour, « un ange frappe à ma porte » de Natasha St-Pier:

Un signe, une larme, un mot, une arme,
Nettoyer les étoiles à l’alcool de mon âme,
Un vide, un mal, des roses qui se fanent,
Quelqu’un qui prend la place de quelqu’un d’autre…

Un ange frappe à ma porte, est-ce que je le laisse entrer ?
Ce n’est pas toujours ma faute si les choses sont cassées ;
Le diable frappe à ma porte, il demande à me parler
Il y a en moi toujours l’autre, attiré par le danger…

Un filtre, une faille, l’amour, une paille,
Je me noie dans un verre d’eau, j’me sens mal dans ma peau ;
Je ris, je cache le vrai derrière un masque,
Le soleil ne va jamais se lever…

Un ange frappe à ma porte, est-ce que je le laisse entrer ?
Ce n’est pas toujours ma faute si les choses sont cassées ;
Le diable frappe à ma porte, il demande à me parler
Il y a en moi toujours l’autre, attiré par le danger…

Je ne suis pas si forte que ça,
Et la nuit, je ne dors pas,
Tous ces rêves ça me met mal…

Un enfant frappe à ma porte, il laisse entrer la lumière,
Il a mes yeux et mon cœur, et derrière lui c’est l’enfer ;
Un ange frappe à ma porte, est-ce que je le laisse entrer ?
Ce n’est pas toujours ma faute si les choses sont cassées…

Un ange frappe à ma porte, est-ce que je le laisse entrer ?
Ce n’est pas toujours ma faute si les choses sont cassées,
Ce n’est pas toujours ma faute si les choses sont cassées…



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